Le Président Patrice Talon propose une solution si aucun parti ne dépasse 20 % des suffrages lors des législatives de 2026 : saisir la Cour constitutionnelle pour débloquer la situation. Nourénou Atchadé, député du parti Les Démocrates, rejette fermement cette option.
À Cotonou, le 28 juillet 2025, devant de jeunes Béninois réunis à la présidence, Patrice Talon aborde l’impasse possible. Aucun parti n’atteint le seuil requis ? Il faudra alors, selon lui, que la Cour constitutionnelle intervienne. Le chef de l’État soutient que cette institution pourrait retirer les obstacles juridiques, distribuer les sièges, permettre l’installation d’un nouveau Parlement. Pour lui, l’impasse relève d’un détail. Et si la loi n’a pas tout prévu, la jurisprudence peut combler le vide.
Mais Nourénou Atchadé s’oppose catégoriquement à cette démarche. Devant ses militants dans le Zou, il la démonte point par point. Pour lui, la Cour constitutionnelle ne légifère pas.
Atchadé insiste que l’article doit être corrigé maintenant. Il tend la main au chef de l’État. « Je profite de votre micro pour supplier, Monsieur le Président de la République, pour dire que ce n’est pas bon de courir dans le vide. Ce n’est pas bon de courir le danger pour son pays. Il urge qu’on s’entende, qu’on corrige ce code. », a-t-il dit.


