Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 août, un drame s’est produit dans le quartier Bakata, à Kandi. Vers 3h15, des hommes armés font irruption dans une concession. Ils tirent d’abord en l’air, puis forcent la porte. À l’intérieur, un militaire tente de réagir. Il saisit une coupe. Mais son épouse, voyant le nombre d’assaillants, le retient. Trop tard. Les agresseurs envahissent la chambre, frappent violemment le soldat, et le laissent mort, baignant dans son sang. Rien n’a été volé.
Leur expédition ne s’arrête pas là. Un voisin, lampe torche à la main, est visé. Une balle l’atteint, il survit et est évacué vers l’hôpital. Plus loin, une autre maison est ciblée : la porte défoncée, le couple battu, leur argent emporté. Au matin, les autorités locales se déplacent. La maire de Kandi, Dr Yafradou, et le conseiller communal Moutawaguibou N’Da Moussa constatent l’ampleur des violences. Le militaire laisse derrière lui une épouse enceinte et trois enfants.


