À Kandi, ça chauffe à la mairie. Un vote de défiance a balayé le premier adjoint au maire et quatre chefs d’arrondissement. Mercredi 27 août 2025, cinq conseillers ont perdu leurs postes de responsabilité. Parmi eux, Aboudouwahabe Seydou, premier adjoint au maire. Avec lui, Moustapha Imorou (Kandi 3), Gounou Charles Tamou Bagri (Donwari), Idrissou Kora Gounou (Sam) et Raoufou Salifou (Angaradebou).
Leur tort ? Avoir quitté leur parti d’origine. Certains sont partis de l’Union progressiste le renouveau (UP-R), d’autres de la FCBE. Tous ont rallié Les Démocrates, le parti de Boni Yayi. Aboudouwahabe Seydou a expliqué que sa démission de l’UP-R répondait à une exigence de sa base locale.
La sanction ne surprend pas. Quelques jours plus tôt, Paul Hounkpè, secrétaire exécutif national de la FCBE, avait retiré sa confiance à huit élus. Au total, dix conseillers communaux ont tourné le dos à leur formation initiale. Mardi 26 août, Les Démocrates ont dénoncé une démocratie « à double vitesse ». Selon eux, la session extraordinaire convoquée à Kandi servait uniquement à écraser l’opposition. Mais l’alerte n’a rien changé. Le premier adjoint et les quatre chefs d’arrondissement ont bel et bien été démis.


