La présence militaire rwandaise au Mozambique pourrait bientôt prendre fin. Samedi, le gouvernement de Rwanda a averti qu’il envisageait de retirer près de 1 000 soldats et policiers déployés depuis 2021 pour soutenir la lutte contre les groupes jihadistes liés à l’État islamique.
Ces forces opèrent principalement dans la province de Cabo Delgado, épicentre de l’insurrection armée qui secoue le nord du Mozambique. Une région stratégique où le groupe énergétique TotalEnergies développe un immense projet d’exploitation gazière.
Kigali réclame désormais une meilleure reconnaissance et un soutien financier accru pour l’engagement de ses troupes. L’aide européenne destinée au maintien de la paix dans la zone, estimée à environ 20 millions d’euros, arrive en effet à son terme.
Les autorités rwandaises affirment pour leur part supporter un coût bien plus élevé, affirmant dépenser au moins dix fois cette somme pour maintenir leur contingent sur le terrain. Selon Kigali, l’action de ses forces contribue non seulement à sécuriser la population mozambicaine, mais aussi à protéger les investissements internationaux liés aux richesses gazières de Cabo Delgado.
Fin janvier, TotalEnergies a d’ailleurs relancé les travaux de son gigantesque projet gazier dans la région, suspendu cinq ans plus tôt après une attaque jihadiste meurtrière qui avait fait des centaines de victimes. D’autres majors de l’énergie, comme Eni et ExxonMobil, suivent également de près l’évolution de la situation.


