L’eurodéputée Rima Hassan (LFI) fait face à de nouvelles complications judiciaires. Initialement convoquée ce jeudi matin par la police judiciaire parisienne pour apologie du terrorisme, elle se voit désormais reprocher la détention de produits illicites.
Les policiers ont fouillé le sac de l’élue lors de son placement en cellule. Ils y ont découvert environ deux grammes d’une poudre suspecte. Il s’agirait d’une drogue de synthèse appartenant à la famille des cathinones, comme la 3-MMC. Ce produit, souvent associé au contexte festif ou au chemsex, a entraîné l’extension immédiate de sa garde à vue aux chefs d’usage, de transport et de détention de stupéfiants.
Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) dirige l’enquête principale. Les autorités reprochent à la femme politique un message publié sur le réseau social X le 26 mars dernier. Dans ce texte, elle évoquait Kōzō Okamoto, un terroriste japonais.
Okamoto est tristement célèbre pour le massacre de l’aéroport Ben-Gourion en 1972. Ce jour-là, son commando avait abattu 26 personnes à l’arme automatique. Bien que Rima Hassan ait supprimé son tweet après avoir reçu sa convocation, la justice maintient ses investigations sur la nature de ses propos.


