La Cour constitutionnelle a officialisé, ce jeudi 23 avril 2026, la victoire de Romuald Wadagni à l’élection présidentielle. Cela déclenche l’application de nouvelles dispositions constitutionnelles. Le Bénin entre officiellement en trêve politique, qui devrait durer jusqu’en 2032.
Cette période de retrait de la compétition électorale, prévue par la réforme constitutionnelle de 2025, s’étendra jusqu’à douze mois avant le prochain cycle électoral, soit environ six ans de calme politique imposé.
Instaurée par la loi N°2025-20 du 17 décembre 2025, cette trêve vise à mettre fin à la « campagne électorale permanente ». Selon l’article 5.1, plusieurs obligations et interdictions encadrent désormais la politique. « Dans l’intervalle séparant deux années électorales, jusqu’à douze mois avant l’année électorale, les partis politiques d’opposition sont tenus, dans la critique de l’action publique, de proposer des alternatives ou des solutions constructives », indique la Loi fondamentale.
Les partis d’opposition, bien que libres de critiquer l’action publique, sont désormais constitutionnellement tenus de proposer des alternatives et des solutions constructives. La Constitution prévoit la possibilité de conclure un pacte entre le gouvernement et les partis politiques. Ce cadre de collaboration, placé sous l’égide du Sénat, doit permettre de structurer le dialogue politique. « Un Pacte de responsabilité républicaine peut être conclu entre le gouvernement et les partis politiques sous l’égide du Senat afin d’établir un cadre de collaboration avec l’opposition en raison de la prohibition des campagnes électorales permanentes hors période électorale », indique l’article 5.1 de la loi N°2025-20 du 17 décembre 2025.


