L’affaire de la femme sauvagement torturée à Ekpè pour un présumé vol de téléphone est devant la justice. Six suspects ont été placés sous mandat de dépôt en attendant leur procès, tandis que le cerveau présumé de cette expédition punitive reste introuvable.
Les faits, qui se sont déroulés dans la nuit du 21 au 22 avril 2026, ont choqué l’opinion publique béninoise après la diffusion, le 23 avril, d’une vidéo insoutenable sur les réseaux sociaux. On y découvrait une femme de 38 ans, mère de cinq enfants, subissant un supplice d’un autre âge : dévêtue, ligotée et suspendue au-dessus d’un feu attisé par ses bourreaux.
Accusée sans preuve du vol d’un téléphone portable, la victime a été hospitalisée d’urgence en raison de la gravité de ses blessures. Elle a pu regagner son domicile le 1er mai dernier. Le parquet spécial près la CRIET s’est saisi de l’affaire. Le 29 avril 2026, six individus, principalement de jeunes ouvriers, jardiniers et maraîchers âgés d’une vingtaine d’années, ont été présentés au procureur. Ils ont été placés en détention provisoire à la prison civile d’Abomey-Calavi sous plusieurs chefs d’inculpation graves : viol, coups et blessures volontaires, enregistrement et diffusion d’images à caractère criminel.
Le septième suspect, un homme d’un âge mûr désigné par la victime comme le principal commanditaire de ces actes de torture, est toujours activement recherché par les services de police. L’audience est prévue pour le 15 mai 2026.


