Deux jeunes femmes poursuivies pour la diffusion de photos intimes sur les réseaux sociaux ont comparu, lundi 13 juillet 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Le ministère public a requis deux ans d’emprisonnement avec sursis à leur encontre.
L’affaire trouve son origine dans un conflit entre les deux prévenues, autrefois amies. D’après les informations rapportées par BIP Radio, leur relation s’est détériorée lorsqu’une des deux a découvert que son époux entretenait une liaison avec l’autre. Au cœur du différend figurent des photos intimes retrouvées dans le téléphone du mari. Ces images auraient d’abord été partagées avec des proches, avant de circuler sur les réseaux sociaux.
L’enquête a également révélé un autre épisode. Après avoir confié son téléphone portable à un réparateur, la femme mariée aurait vu ses photos intimes découvertes par le technicien. Ce dernier, présenté comme un proche de la seconde protagoniste, lui aurait transmis les images. Celles-ci auraient ensuite été publiées à leur tour sur les réseaux sociaux, aggravant le conflit entre les deux anciennes amies.
À la barre, le ministère public a retenu contre les deux prévenues les faits de harcèlement par le biais d’un système de communication électronique. Il a ainsi requis une peine de 24 mois d’emprisonnement avec sursis contre chacune d’elles.
L’une des accusées a contesté les faits qui lui sont reprochés, affirmant n’avoir jamais publié les photos incriminées. Elle a sollicité la clémence de la juridiction. De leur côté, les avocats des deux parties ont plaidé la relaxe de leurs clientes. La Cour a renvoyé son délibéré au 19 octobre 2026.


