La bataille judiciaire entre Valérie Yapo et Tidjane Thiam a repris ce jeudi 8 mai devant le tribunal d’Abidjan. Militante du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Yapo conteste la légitimité de Thiam à la tête du principal parti d’opposition.
L’audience de ce jeudi n’a duré qu’une trentaine de minutes. Chaque camp a remis ses arguments par écrit, mais les avocats du PDCI ont profité de la séance pour demander la réouverture des débats, introduisant de nouveaux éléments dans le dossier. Le tribunal a accédé à cette requête et fixé la date du 15 mai pour les plaidoiries.
Valérie Yapo estime que son exclusion du parti est nulle et non avenue, car décidée par des organes internes mis en place par Thiam, dont elle conteste la légalité de l’élection. Elle évoque l’article 48 du Code de la nationalité ivoirienne, affirmant que l’ancien patron du Crédit Suisse avait, au moment de son élection, perdu la nationalité ivoirienne au profit de la seule nationalité française.
En défense, les avocats du PDCI, menés par Me Suy Bi conteste cette procédure. Selon eux, seul le procureur de la République est compétent pour trancher les questions de nationalité. Par ailleurs, ils soutiennent que Thiam est binational de naissance – ivoirien et français – et donc non concerné par l’article 48, un texte qui avait récemment conduit un tribunal à ordonner sa radiation de la liste électorale.


