La Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief) a condamné mardi 6 mai Ibrahima Chérif Bah, ancien gouverneur de la Banque centrale de Guinée, à cinq ans de prison ferme et à une amende de 5 milliards de francs guinéens (environ 500 000 euros). Tous ses biens ont également été confisqués.
Ce verdict marque la fin d’un procès qui s’est étalé sur cinq mois. L’ex-haut fonctionnaire, également ancien vice-président du principal parti d’opposition UFDG, était poursuivi pour détournement de fonds publics, corruption, enrichissement illicite, abus de confiance et blanchiment de capitaux. Le préjudice causé à l’État guinéen est estimé à 10,5 millions de dollars, soit environ 9,3 millions d’euros.
Jugé par contumace, Ibrahima Chérif Bah vit en exil depuis l’arrivée au pouvoir du colonel Mamadi Doumbouya en 2021. À l’issue de l’audience, un mandat d’arrêt international a été lancé à son encontre par la justice guinéenne.


