Lors d’un dîner de presse organisé le jeudi 17 juillet 2025 à Porto-Novo, Vitali Boton, chef de la cellule de communication de l’Assemblée nationale, est revenu sur une critique formulée par l’opposition : l’absence totale d’examen des questions adressées au gouvernement durant la première session ordinaire du Parlement.
Cette session, ouverte le 10 avril et close le 9 juillet 2025, a permis l’adoption de plusieurs lois importantes. Toutefois, aucune des questions orales ou écrites soumises à l’exécutif n’a été inscrite à l’ordre du jour des dix séances plénières. Ce qui a été dénoncé par les députés du parti d’opposition Les Démocrates, qui, dans une déclaration à Cotonou le même jour, ont pointé un manque de volonté politique de la majorité à interpeller le gouvernement sur ses actions.
Face à ces critiques, Vitali Boton a défendu les choix opérés par le bureau de l’Assemblée. Selon lui, cette absence d’interpellations s’explique par deux facteurs : d’une part, une volonté de renforcer le contrôle parlementaire sur le terrain, au plus près des citoyens et des réalités locales ; d’autre part, le contexte de fin de législature, souvent marqué par un ralentissement naturel de certaines démarches institutionnelles.
Le Parlement a fait un choix stratégique, selon Boton. Ce choix s’est traduit, selon ses mots, par la priorité donnée à des missions actives de contrôle : visites de chantiers d’infrastructures, évaluations de politiques publiques, rencontres citoyennes et campagnes de sensibilisation, notamment sur les questions de sécurité.


