Les 20 et 21 juin 2026, Cotonou a abrité le second round des négociations bilatérales visant la réouverture de la frontière avec le Niger, close par Niamey depuis 2023. Au cœur des discussions, la partie nigérienne a formulé des exigences sécuritaires strictes avant tout retour à la normale.
Portée par le ministre d’État nigérien de l’Intérieur, Mohamed Toumba, Niamey exige la signature d’accords de défense garantissant la non-utilisation du territoire de l’un contre l’autre, une transparence sur les forces étrangères basées à la frontière, ainsi que la création d’une cellule conjointe de renseignement antiterroriste. Le ministre a qualifié ces conditions de « non négociables ».
Ce rapprochement fait suite à l’impulsion donnée le 2 juin par le nouveau président béninois, Romuald Wadagni, lors de sa rencontre à Niamey avec le général Abdourahamane Tiani. La décision finale d’accepter ces conditions incombe désormais aux autorités béninoises.


