En réaction à un manque de coopération sur le dossier des expulsions, l’Union européenne (UE) a instauré de strictes restrictions de visa à l’encontre des citoyens somaliens. Désormais, ces derniers sont privés de visas Schengen à entrées multiples et de l’exemption de frais pour les passeports diplomatiques. De plus, les procédures simplifiées ont été supprimées et le délai d’instruction des dossiers a triplé, passant de 15 à 45 jours.
Cette décision s’inscrit dans un durcissement global de la politique migratoire européenne, axé sur la réadmission des migrants en situation irrégulière. Cette sanction a fait réagir le président somalien, Hassan Sheikh Mohamoud, en marge des célébrations du 66e anniversaire de l’indépendance de la Somalie. Tout en réfutant les accusations de blocage de la part de l’UE, le chef de l’État a réaffirmé la position de son gouvernement. « Nous n’avons pas rejeté notre peuple. […] S’il s’agit de Somaliens, nous les accepterons », a-t-il dit.
Le président somalien y pose toutefois une condition : la vérification rigoureuse de l’identité des personnes expulsées. Selon lui, de nombreux migrants originaires d’autres pays de la Corne de l’Afrique se font indûment passer pour Somaliens sans même en parler la langue dans l’espoir d’obtenir l’asile en Europe.


