Le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo se poursuit. Au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le ministère public a présenté, ce mercredi 15 juillet 2026, ses réquisitions. Le principal accusé, Codjo Alofa, encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle.
Après plusieurs années de procédure, le dossier relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, ancien cadre du ministère de l’Économie et des Finances porté disparu depuis 2010, approche de son dénouement judiciaire. Lors de l’audience de ce mercredi, le représentant du ministère public a livré son analyse des faits et formulé ses réquisitions devant la Cour.
Selon le procureur, Pierre Urbain Dangnivo a été victime d’un homicide qui aurait été exécuté par Isidore Akon et Paul, connu sous le surnom d’Ibo. Codjo Alofa, principal mis en cause, aurait, d’après l’accusation, fourni les moyens ayant permis la commission du crime. En conséquence, le magistrat a requis une peine de 30 ans de réclusion criminelle à son encontre.
Le ministère public a également demandé à la Cour de condamner Codjo Alofa au versement de 150 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la partie civile.
Concernant le second prévenu, Donatien Amoussou, le procureur a requalifié les faits retenus contre lui. Estimant qu’aucun élément du dossier ne permet de l’impliquer dans la mort de Pierre Urbain Dangnivo, il a requis une peine de 60 mois de prison ferme pour escroquerie.


