La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a tranché dans le dossier de malversations présumées à la mairie de Kpomassè. L’ancien Secrétaire exécutif, Dieudonné Aloukoutou, a été relaxé au bénéfice du doute.
Jeudi 29 janvier 2026, la chambre de jugement de la CRIET a estimé que les éléments du dossier laissaient subsister de doute. En conséquence, la juridiction a prononcé la relaxe de l’ex-chef de l’administration communale de Kpomassè ainsi que de son co-prévenu.
Pourtant, le ministère public avait requis une condamnation assortie de sursis, accompagnée d’une amende de deux millions de FCFA contre chacun des deux mis en cause. Dieudonné Aloukoutou était poursuivi pour « abus de fonctions », tandis que son collaborateur l’était pour complicité présumée.
L’ex-Secrétaire exécutif était accusé d’avoir enfreint les règles de passation des marchés publics, notamment en intervenant dans l’attribution d’un marché relatif à la construction de la clôture du cimetière communal. Le préjudice allégué s’élevait à plus de trois millions de FCFA.
À la barre, Dieudonné Aloukoutou a contesté les faits. Il a plaidé non coupable, dénonçant un « rapport unilatéral » établi sans qu’il ait été entendu au préalable. Il a également rappelé avoir été interpellé sur la base de ce document, avant de bénéficier d’une mise en liberté provisoire obtenue par son avocat, après un placement sous mandat de dépôt.


