Ça chauffe pour Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba. Le Niger lui tourne le dos. Autrefois proche du pouvoir, l’activiste panafricaniste perd aujourd’hui ses appuis à Niamey.
Le gouvernement nigérien n’a pas fait dans la demi-mesure. Par un communiqué officiel, le Secrétaire général du gouvernement a acté la fin de toute collaboration. Trois sanctions majeures frappent désormais le président de l’ONG Urgences Panafricanistes.
D’abord, les autorités lui retirent son passeport diplomatique sans délai. Ensuite, ses fonctions de conseiller spécial auprès de la Présidence de la République cessent instantanément. Enfin, le point de non-retour est atteint : il est déclaré persona non grata. Le Niger, qui l’accueillait bras ouverts, lui interdit maintenant son sol.
Pourquoi un tel revirement ? Niamey évoque des motifs graves. La présidence dénonce des « agissements contraires aux intérêts fondamentaux du pays ». Le texte officiel pointe également une rupture de la confiance et du respect de l’ordre public. En clair, les prises de position récentes du militant ne cadrent plus avec la diplomatie nigérienne.
Cette annonce survient dans un contexte déjà critique pour l’activiste. Arrêté à Pretoria le mercredi 15 avril, Kemi Seba est actuellement détenu par la police sud-africaine. Son fils partage son sort. Tous deux attendent une audience prévue pour le 20 avril.
C’est la justice sud-africaine qui tranchera. Elle doit décider si elle extrade le militant vers le Bénin, son pays d’origine. Au Bénin, les autorités le recherchent activement. On lui reproche notamment une apologie de coup d’État liée à la mutinerie survenue le 7 décembre 2025.


