mardi, avril 28, 2026
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Assaut américain au Venezuela : l’Afrique s’élève contre une violation du droit international

Les frappes américaines sur Caracas, suivies de l’enlèvement de Nicolas Maduro et de son épouse, ont provoqué des réactions bien au-delà de l’Amérique latine. L’ONU, par la voix de son secrétaire général Antonio Guterres, dénonce un « dangereux précédent » et pointe le non-respect du droit international. L’Union européenne, de son côté, appelle à la retenue, au respect des normes internationales et réaffirme son attachement à une transition démocratique et pacifique au Venezuela. En Afrique, les réactions se multiplient et se durcissent.

L’Union africaine a adopté une position mesurée mais sans ambiguïté. Sans condamner explicitement l’opération américaine, l’UA rappelle fermement son attachement au droit international, à la souveraineté des États, à leur intégrité territoriale et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’organisation africaine insiste sur la primauté du dialogue et du règlement pacifique des différends, appelant l’ensemble des acteurs à la retenue.

Parmi les États africains, l’Afrique du Sud se distingue par une position beaucoup plus tranchée. Pretoria parle d’une « violation manifeste de la Charte des Nations unies » et rappelle que le droit international ne saurait justifier une intervention militaire extérieure dans les affaires internes d’un État souverain. Le gouvernement sud-africain demande la convocation en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU aux côtés du Venezuela.

Le chef de la diplomatie vénézuélienne, Ivan Gilles, affirme par ailleurs avoir intensifié les échanges avec plusieurs capitales africaines. Il évoque des messages de solidarité venus notamment de la Namibie, du Burkina Faso et du Liberia. La cheffe de la diplomatie libérienne a ainsi assuré que son pays, membre non permanent du Conseil de sécurité, réclamera des mesures et une condamnation officielle des attaques du 3 janvier.

Caracas indique également avoir échangé avec les ministres des Affaires étrangères du Tchad, de l’Angola, du Niger et de la Gambie. Tous auraient réaffirmé leur attachement strict à la Charte des Nations unies et leur rejet catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires d’un État souverain.

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