Richard Boni Ouorou, président parti Le Libéral, ainsi que deux cadres du ministère de l’Intérieur ont été placés sous mandat de dépôt par le juge des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).
Les trois hommes sont poursuivis pour des faits présumés de corruption. D’après les déclarations du procureur spécial Mario Mètonou, Richard Boni Ouorou aurait promis et versé des sommes d’argent à des fonctionnaires du ministère en échange de l’obtention du récépissé provisoire de son parti. Lors des investigations préliminaires, l’homme d’affaires aurait reconnu avoir déjà remis 7 millions de FCFA, sur les 12 millions initialement convenus.
Après leur présentation au parquet spécial, les prévenus ont été successivement entendus par le juge d’instruction, puis par le juge des libertés, qui a ordonné leur placement en détention provisoire. Le dossier est désormais entre les mains de la commission d’instruction de la CRIET, qui décidera de la suite à donner à l’affaire : soit une comparution devant la chambre de jugement, soit une ordonnance de non-lieu si les preuves s’avéraient insuffisantes.
Les mis en cause sont assistés de leurs avocats, dont Me Ayodélé Ahounou et Me Ysaine Yovogan. L’enquête suit son cours.


