Éliminée en quarts de finale de la CAN 2025 par le Nigeria, l’Algérie a décidé de réagir. Estimant avoir été lésée par l’arbitrage, la Fédération algérienne de football (FAF) a annoncé ce lundi le dépôt d’une plainte officielle auprès de la FIFA.
Les Fennecs étaient pourtant arrivés au Maroc avec de grandes ambitions. Après deux éditions manquées, l’Algérie avait entamé la compétition de manière convaincante, signant un sans-faute en phase de groupes avec trois victoires en trois matches. Si certaines séquences de jeu restaient perfectibles, la dynamique semblait positive. En huitièmes de finale, les hommes de Petkovic ont dû livrer un combat intense face à la RD Congo. Après les prolongations, l’Algérie a arraché sa qualification dans les dernières secondes grâce à une frappe d’Adil Boulbina (119e), entré quelques minutes plus tôt.
Le quart de finale face au Nigeria a, en revanche, marqué un coup d’arrêt brutal. Dominés durant l’ensemble de la rencontre par des Super Eagles impressionnants, les Algériens ont reconnu la supériorité de leur adversaire. Mais au-delà du score et du contenu, l’arbitrage a provoqué des tensions. Une main non sifflée dans la surface nigériane et plusieurs décisions contestées ont provoqué la colère des joueurs, dont Riyad Mahrez, et alimenté un profond ressentiment au sein de la sélection.
Alors que la CAF a ouvert une enquête sur cette rencontre sous haute tension, la FAF est passée à l’offensive. Dans un communiqué, elle a confirmé avoir saisi la CAF et la FIFA, dénonçant des décisions arbitrales jugées préjudiciables à la crédibilité de l’arbitrage africain et à l’image du football continental. Tout en prenant acte de l’élimination, l’instance appelle à l’unité et au soutien autour d’une équipe nationale engagée dans une phase de reconstruction, à l’approche d’échéances majeures, dont la phase finale de la Coupe du monde.


