Le procès de Steve Amoussou est de nouveau reporté. Ce lundi 27 janvier 2025, l’audience devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a été rapidement suspendue. Dès l’ouverture, la défense, représentée par Me Julien Togbadja, a soulevé une série de contestations.
Selon Libre Express, Me Togbadja a tout d’abord contesté la légalité de la poursuite engagée contre son client, soulignant qu’un recours sur ce point est toujours en cours d’examen devant la Cour constitutionnelle. Il a demandé la suspension du procès en attendant la décision de la haute juridiction.
Par ailleurs, l’avocat a mis en cause l’absence de parties civiles clairement identifiées dans le dossier. Selon lui, le parquet spécial de la CRIET ne pouvait à lui seul représenter les victimes potentielles. Il a également dénoncé un accès limité aux éléments du dossier judiciaire, une condition indispensable pour assurer un procès équitable.
Ces arguments ont suscité un vif débat avec le ministère public, qui a rejeté les demandes de la défense. Les représentants du parquet ont rappelé que les avocats disposaient de procédures bien établies pour accéder aux pièces du dossier et ont souligné que la procédure était régulière.
Face à cette situation, le juge a décidé de renvoyer l’affaire au lundi 10 mars 2025. Ce délai supplémentaire permettra à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur le recours en cours et aux parties de préparer la suite du procès dans de meilleures conditions.


