Jeudi, à Kinshasa, sous les yeux de Félix Tshisekedi, un accord de principe a été signé. D’un côté, le gouvernement congolais. De l’autre, KoBold Metals, entreprise américaine soutenue par Jeff Bezos et Bill Gates. L’objectif : explorer les richesses minières du pays.
L’événement intervient dans un contexte particulier. Fin juin, un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, piloté par Washington, a rouvert la voie à une coopération renforcée dans le secteur minier. En toile de fond, un enjeu central : l’accès américain aux ressources du sous-sol congolais.
KoBold Metals n’est pas un nouveau venu. Déjà active à Manono, où se trouve l’un des plus grands gisements de lithium au monde, la société veut aller plus loin. Son ambition : cartographier le territoire congolais, détecter des minerais critiques, et les convertir en mines de « classe mondiale ».
Pour cela, elle engage des moyens colossaux. Plus d’un milliard de dollars prêts à être investis. Un accès facilité aux données géologiques, grâce à un travail de numérisation lancé dans les archives du Musée royal de l’Afrique centrale. Tout devra être amorcé avant le 31 juillet 2025. En parallèle, KoBold déposera des demandes de permis. Plus de 1 600 kilomètres carrés ciblés. La course aux minerais stratégiques est lancée.


