À la mi-novembre, la junte du général Abdourahamane Tchiani a réglé ses arriérés envers la Banque mondiale. Cette facture de 15 millions de dollars a permis de relancer les principaux projets financés par l’institution à Niamey, interrompus depuis quelques semaines, selon les informations de Africa Intelligence. La Banque mondiale détient dans le pays un portefeuille de 4,4 milliards de dollars, couvrant l’agriculture, l’énergie, l’élevage et la rénovation des routes.
Le gouvernement nigérien, confronté à une situation économique fragile, cherche à maintenir de bonnes relations avec l’institution dirigée par Ajay Banga. Après avoir suspendu ses opérations au Niger suite au coup d’État de juillet 2023 contre l’ex-président Mohamed Bazoum, la Banque mondiale a repris ses activités en février 2024.
Cette reprise bénéficie des liens de longue date entre le Premier ministre Ali Lamine Zeine et le vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Ousmane Diagana. Tous deux se connaissent depuis les années 2000 et entretiennent une certaine proximité. La Banque mondiale précise que les programmes qu’elle finance sont désormais « en bonne voie ».


