Afin de compenser les frais d’organisation plus élevés que prévu en Amérique du Nord, la FIFA a annoncé une rallonge budgétaire de plus de 100 millions de dollars pour les sélections nationales participant à la Coupe du monde 2026.
Le Conseil de la FIFA, réuni à Vancouver, a acté une hausse de 2 millions de dollars par fédération. Le paiement minimum garanti passe ainsi à 12,5 millions de dollars. Cette décision répond aux inquiétudes de plusieurs fédérations (notamment européennes) qui craignaient de subir des pertes financières en raison des coûts logistiques élevés aux États-Unis, au Canada et au Mexique, à moins d’un parcours prolongé dans la compétition.
L’augmentation se décline en deux volets principaux :
Frais de préparation : Le budget alloué aux entraînements et dépenses d’avant-tournoi grimpe de 1,5 à 2,5 millions de dollars.
Prime de participation : La prime de base est rehaussée d’un million pour atteindre un plancher de 10 millions de dollars.
À noter qu’une enveloppe de 16 millions de dollars a également été débloquée sous forme de subventions pour les frais de délégation, accompagnée d’un quota de billets plus généreux pour chaque fédération.
Le tournoi présente des défis financiers spécifiques. Outre l’inflation, les équipes évoluant aux États-Unis font face à des obligations fiscales dont sont exemptées celles basées au Canada ou au Mexique. La FIFA réaffirme toutefois sa prise en charge des services essentiels pour une délégation de 50 personnes.
Fixée à 655 millions de dollars (contre 440 millions au Qatar en 2022), elle prévoit d’octroyer 50 millions de dollars au futur champion du monde. Pour rappel, l’Argentine avait perçu 42 millions de dollars lors de son sacre à Doha.
Avec des prévisions de recettes s’élevant à 11 milliards de dollars, l’instance dirigeante du football mondial s’assure ainsi que l’expansion du tournoi ne devienne pas un fardeau financier pour les nations participantes.


