Les tensions s’intensifient entre les autorités nigériennes et le groupe français Orano, ex-Areva. Le 5 mai 2025, les bureaux d’Orano et de ses filiales à Niamey ont été perquisitionnés pendant près de six heures par la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE), la sécurité extérieure nigérienne. Le directeur de la filiale, Ibrahim Courmo, ainsi que plusieurs équipements électroniques, dont des ordinateurs et des téléphones, ont été emmenés.
Depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, les relations entre Niamey et le groupe français se sont fortement dégradées. Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), au pouvoir, martèle sa volonté de souveraineté sur les ressources naturelles du pays. Les échanges avec Orano sont aujourd’hui totalement rompus.
Le groupe ne mène plus aucune activité minière dans le nord du Niger. Plus de 1 000 tonnes d’uranium restent stockées sur place, faute de pouvoir être exportées via le Bénin. Orano a perdu le contrôle opérationnel de sa filiale Somaïr depuis plusieurs mois. Les travaux de réaménagement du site de Cominak sont suspendus, et le permis d’exploitation du gisement d’Imouraren – jamais mis en service – lui a été retiré en 2024.
Face à cette situation, Orano a lancé deux procédures internationales d’arbitrage pour contester les décisions prises par les autorités nigériennes.


