Le Nigeria a de nouveau été frappé par une attaque d’une extrême violence. Plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs autres enlevées lors d’un assaut mené contre le marché de Kasuwan-Daji, dans la communauté de Demo, zone de gouvernement local de Borgu, dans l’État de Niger. Les faits, attribués à des terroristes présumés, ont été confirmés par la police le dimanche 4 janvier.
Selon des témoins, l’attaque a débuté dans la soirée du samedi 3 janvier et s’est prolongée jusqu’aux premières heures du lendemain. Les assaillants ont pillé le marché, emportant des denrées alimentaires et des biens estimés à plusieurs millions de nairas, avant d’y mettre le feu. Les terroristes auraient opéré sans rencontrer la moindre résistance des forces de sécurité nigérianes.
Ce nouveau drame survient alors que les autorités venaient d’annoncer la réouverture partielle des écoles publiques et privées de l’État à compter du lundi 12 janvier, à l’issue d’évaluations sécuritaires et de consultations avec les services compétents.
La reprise des cours reste toutefois strictement limitée aux zones jugées « sûres ». Les établissements secondaires, notamment ceux disposant d’internats et situés dans des zones classées « à risque », demeureront fermés jusqu’à nouvel ordre. Les écoles autorisées à rouvrir devront en outre enregistrer l’ensemble des élèves et transmettre les données au ministère de l’Éducation dans un délai d’une semaine.
Depuis plusieurs mois, le Nigeria fait face à une recrudescence des attaques terroristes, marquées notamment par des enlèvements contre rançon, auxquels les forces armées peinent à mettre fin. En novembre 2025, l’enlèvement de plus de 300 élèves de l’école catholique privée Saint Mary de Papiri avait provoqué une vague d’indignation nationale. Les enfants n’avaient retrouvé la liberté qu’après près d’un mois de captivité, poussant les autorités à ordonner la fermeture totale des écoles dans l’État de Niger.


