Un bataillon de l’armée nigériane a été déployé mercredi à Kaiama, dans l’État de Kwara (centre-ouest), quelques heures après une attaque sanglante ayant fait au moins 162 morts, majoritairement des musulmans.
Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuelles autres victimes, mais le bilan n’a pas été confirmé par la police. Selon les autorités locales, ces habitants avaient refusé de se soumettre aux djihadistes, qui imposent une idéologie prônant la violence plutôt que la paix et le dialogue.
Le président nigérian Bola Tinubu a pointé la responsabilité de Boko Haram et ordonné l’intervention militaire pour rétablir l’ordre dans cette région en proie à une insécurité multiple. Entre les groupes djihadistes, les gangs armés qui pillent et enlèvent contre rançon, et les violences intercommunautaires, l’État peine à imposer son autorité. Dans un communiqué, Tinubu a condamné une attaque « lâche et bestiale ».


