Le FC Barcelone y croyait. Fort, sûr de lui, le club catalan pensait avoir retrouvé les clés pour effrayer l’Europe. Cette saison devait être celle de la résurrection, du retour au sommet, celle où l’on clamerait enfin que le Barça redevient le Barça. Mais à San Siro, l’illusion s’est effondrée. Brutalement.
Face à une équipe milanaise disciplinée, compacte et inspirée, les hommes de Hansi Flick ont sombré. Non pas par manque de talent, mais par excès de confiance. Trop sûrs de leur supériorité technique, trop persuadés de marcher sur l’Europe, ils ont oublié une règle simple : en Ligue des Champions, rien n’est jamais acquis, surtout face à une équipe qui n’a rien à perdre.
Lamine Yamal multipliait les dribles et les tentatives. Mais le destin disait à l’Inter Milan « Sois coi, tu seras vainqueur ». Raphinha croyait offrir la victoire au FC Barcelone, mais le destin lui disait « Calme-toi petit, tu n’iras pas à Munich ». Francesco Acerbi égalise à la 90+3 et Davide Frattesi enfonce le clou à la 99e minute.
La défaite à San Siro n’est pas qu’un revers sportif, c’est la fin d’un rêve nourri depuis des mois. Ce Barça-là s’est vu trop beau, trop vite. Et s’il y a bien une leçon à retenir de cette soirée cauchemardesque, c’est que les grandes épopées européennes ne se bâtissent pas sur des certitudes, mais sur des sacrifices. San Siro n’a pas été une étape vers la gloire, mais un rappel cruel : le Barça n’est pas encore prêt à s’asseoir à la même table que le Real Madrid en Ligue des Champions.
Léonce HOUNLIHO


