Adrien Houngbédji parle enfin. L’ancien président de l’Assemblée nationale sort du silence sur la présidentielle d’avril 2026. Par un communiqué confirmé par Banouto, il précise sa position : non, il n’a pas encore choisi de candidat.
Pourquoi cette clarification ? Parce que des rumeurs l’annonçaient déjà derrière Romuald Wadagni, ministre d’État chargé des Finances et candidat déclaré de la mouvance. Sa récente visite de courtoisie chez Houngbédji a suffi à nourrir les interprétations. Mais l’ex-président tranche : l’amitié est une chose, l’engagement politique en est une autre.
Il explique que pour l’instant, un seul nom est connu. Mais ce nom, dit-il, n’a pas encore présenté de projet de société ni de programme clair. Soutenir sans comparer serait pour lui inconcevable. « Il est (…) inimaginable que j’aie fait le choix de soutenir un candidat sans connaître le profil et le projet de l’autre ou des autres », a-t-il écrit.
Son futur choix, précise-t-il, reposera sur deux critères. D’abord, l’adhésion du candidat à certaines règles et valeurs qu’il défend. Ensuite, une concertation réelle avec les militants et sympathisants de son courant politique. Car Houngbédji rappelle : il est président d’un mouvement implanté dans la société. Impossible donc d’imposer seul une décision.


